La coloscopie, également appelée examen du côlon, est l’examen le plus important pour le dépistage précoce et le diagnostic des maladies intestinales telles que le cancer colorectal, les polypes ou les inflammations chroniques. Dans notre cabinet, nous réalisons cet examen avec une technologie de pointe dans un environnement agréable et sécurisé. La santé et la sécurité de nos patient·e·s demeurent toujours notre priorité absolue.
Coloscopie (Examen du côlon)
- Examen principal pour la prévention et le dépistage du cancer colorectal
- Sert également à l’évaluation des troubles gastro-intestinaux
- Durée totale : environ 90 minutes (préparation et phase de récupération comprises)
- Préparation : prise d’un laxatif selon des instructions précises
- Récupération : environ 1 à 2 heures après l’examen
- Interdiction de conduire pendant 24 heures après la sédation ou l’anesthésie légère
- Ballonnements légers possibles de manière temporaire
- Reprise d’une alimentation normale généralement le jour même
La coloscopie permet à la fois la prévention et l’exploration de symptômes. Elle est recommandée :
- à partir de 50 ans pour le dépistage systématique du cancer colorectal ;
- plus tôt en cas d’antécédents familiaux de cancer du côlon ;
- en cas de troubles digestifs persistants (sang dans les selles, diarrhée ou constipation) ;
- pour le suivi après une diverticulite (inflammation des diverticules du côlon) ;
- en cas de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique).
La coloscopie permet de détecter et, si nécessaire, de traiter immédiatement:
- les polypes (lésions précancéreuses) ;
- les diverticules et les inflammations de la paroi intestinale ;
- les inflammations aiguës et chroniques ;
- les troubles de la vascularisation de la muqueuse colique ;
- les hémorroïdes ;
- les lésions malignes (cancer du côlon).
Chez les personnes présentant un risque moyen, le dépistage commence à l’âge de 50 ans. Certaines sociétés savantes – dont l’American Cancer Society – recommandent de débuter dès 45 ans, car le cancer colorectal touche de plus en plus de sujets jeunes. Jusqu’à environ 75 ans, un dépistage régulier est conseillé. Au-delà, la nécessité de nouvelles explorations est décidée individuellement selon l’état de santé général et les résultats antérieurs.
Une bonne préparation est essentielle pour garantir la qualité de l’examen.
Trois jours avant la date prévue, il est recommandé d’éviter les aliments contenant des graines (baies, kiwis, céréales complètes).
La veille de l’examen :
- ne consommer que des liquides clairs (eau, thé, bouillon) ;
- ne pas manger d’aliments solides ;
- prendre le laxatif prescrit selon les instructions (après-midi/soir et matin de l’examen).L’objectif est qu’à la fin de la préparation, seules des selles liquides et claires soient évacuées, garantissant ainsi une visualisation optimale de la muqueuse intestinale.
Avant l’examen, un entretien permet de recueillir les antécédents médicaux, les traitements en cours et les éventuels risques. Pendant la coloscopie, le patient est allongé confortablement sur le côté. Un endoscope flexible (coloscope) est introduit délicatement par l’anus dans le côlon. Une caméra transmet des images haute résolution sur un écran, permettant au médecin d’examiner la muqueuse en détail. En cas d’anomalie, des biopsies peuvent être réalisées ou des polypes retirés immédiatement. La durée moyenne de l’examen est de 20 à 30 minutes. Avec la préparation, la récupération et l’entretien final, il faut prévoir environ deux heures.
Les polypes sont des excroissances bénignes de la muqueuse qui peuvent évoluer vers un cancer. S’ils sont découverts, ils peuvent être retirés immédiatement selon leur taille et leur localisation, à l’aide de différentes techniques :
- pinces à biopsie – pour les très petits polypes ;
- résection à l’anse froide (cold snare) – technique douce sans courant électrique ;
- polypectomie à l’aide du courant (EMR) – pour les polypes plus volumineux ;
- résection transmurale (FTR) – pour les lésions profondes ;
- dissection sous-muqueuse endoscopique (ESD) – pour les lésions étendues ou suspectes.
La coloscopie n’est généralement pas douloureuse. Lors du passage de l’endoscope, une sensation de pression ou de ballonnement peut survenir brièvement. Grâce à la sédation ou à une anesthésie légère (par ex. Propofol), l’examen se déroule dans le calme et sans douleur pour la grande majorité des patients.
Après l’examen, un temps de repos est prévu. Des ballonnements légers ou une sensation de plénitude peuvent apparaître, mais disparaissent rapidement. En cas d’ablation de polypes, les résultats histologiques sont disponibles quelques jours plus tard. La surveillance ultérieure dépend des constatations :
- absence ou petits polypes bénins : contrôle dans environ 10 ans ;
- polypes volumineux ou atypiques : contrôle dans 3 à 5 ans.
La coloscopie est un examen de routine sûr. Dans de rares cas, elle peut entraîner :
- de légers saignements (≈ 0,3 %) ;
- des lésions de la paroi intestinale (perforation, ≈ 0,06 %) ;
- des réactions cardiovasculaires ou allergiques.
Ces complications sont très rares et peuvent généralement être traitées rapidement.
Il existe d’autres tests détectant la présence de sang ou de matériel génétique dans les selles :
- Test immunochimique fécal (FIT) – à réaliser chaque année ;
- Test FIT-ADN – à réaliser tous les trois ans.
Ces tests sont simples à effectuer à domicile, mais ne remplacent pas la coloscopie. En cas de résultat positif, une coloscopie est toujours nécessaire. D’autres méthodes comme la coloscopie virtuelle, la vidéocapsule ou la sigmoïdoscopie ne sont utilisées qu’en cas d’impossibilité de coloscopie complète.
